Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas anodin. Ce n’est plus une sortie douteuse dans un quotidien régional, c’est devenu chronique. Au Parlement européen, des députés du groupe de la Macronie organisent des événements douteux avec le groupe de Marion Maréchal. En France, le ministre de l’Intérieur reconnaît la censure de slogans politiques sur des pancartes, en dehors de tout cadre de l’État de droit.
La question se pose donc à moi, député européen de gauche humaniste, attaché aux valeurs fondamentales. J’ai toujours dénoncé, partout où il le fallait, les entraves aux libertés. J’ai toujours défendu l’égalité et la fraternité. Et aujourd’hui, je suis obligé de vous le dire : en France, en Belgique, dans toute l’Union européenne, nos libertés sont en danger. L’État de droit de nos sociétés progressistes vacille. Plus grave encore, nous ne pouvons plus nous rassurer en disant « c’est pire ailleurs ». Car aujourd’hui, face à la mobilisation de notre jeunesse, la répression produit des mutilés de guerre.
Je profite de cette note pour partager avec vous les actions que j’ai engagées ces derniers jours pour signaler ces manquements graves.
J’ai d’abord déposé une question écrite à la présidente de la Commission européenne pour savoir quelles mesures elle comptait prendre face aux violations de la Charte des droits fondamentaux par la France. Vous la trouverez ci-jointe.
J’ai ensuite voulu me mobiliser sur les réseaux sociaux, pour que mon compte de député européen devienne un relais de la voix de la jeunesse. Une voix étouffée par une bulle médiatique plus intéressée par des poubelles que par l’avenir d’une génération.
J’ai enfin interpellé la procureure de Paris sur l’utilisation d’armes comme les boucliers lumineux, qui ne respecte aucune réglementation.
Mais sachez que cela ne s’arrêtera pas là. Ce combat se mène aussi au Parlement européen. Il y a dix jours à Strasbourg, lors d’un débat demandé par l’extrême droite et soutenu, comme toujours, par ses complices du centre, mes collègues Emma Fourreau et Anthony Smith ont vaillamment défendu la jeunesse et porté sa voix.
La semaine prochaine, je prendrai aussi le temps de dénoncer le glissement des institutions vers l’obscurantisme. Ce rassemblement de conservateurs organise des événements indignes des valeurs sur lesquelles l’Union européenne s’est construite : sur les cendres du nazisme, sur la promesse de ne plus jamais revoir ni revivre ça. Et pourtant, on y voit des événements anti IVG, d’autres qui relaient des discours génocidaires, d’autres encore ouvertement LGBTphobes, et j’en passe. Non, nous n’accepterons plus ça.
Et dans les prochains jours, je vous raconterai un autre visage de François-Xavier Bellamy, député français au Parlement européen. Celui qu’il montre quand les projecteurs sont éteints. Lui qui se revendique gaulliste partage ses déjeuners avec Marion Maréchal Le Pen ou des présentateurs de CNews, au restaurant des députés à Strasbourg. Disons les choses clairement : le gaullisme n’est plus qu’une façade. François-Xavier Bellamy est devenu un homme d’extrême droite.
Voilà ce que je voulais dénoncer. Et je veux vous dire une chose : ils ne nous feront pas taire. Leurs dogmes et leur imaginaire raciste, sexiste et xénophobe n’auront ni place ni droit de cité. Ces ennemis de la démocratie européenne et de la République française ne resteront pas éternellement impunis pour leurs actes. Vous pouvez compter sur mon engagement.
En attendant, je ne peux que vous appeler à vous mobiliser. Demain, samedi 17 octobre, et le 5 novembre, rendez-vous incontournable à l’appel de l’intersyndicale.
Et vous, jeunesse de France, vous nous avez montré la voie. Face aux attaques et à la violence, vous avez tenu bon. Vous êtes restés dignes, lucides et déterminés, quand d’autres misaient sur le chaos pour vous discréditer. Vous n’êtes pas un problème à gérer, vous êtes la preuve que ce pays a encore du souffle. Alors je serai à vos côtés, le poing levé, pour exiger 10 milliards pour l’école publique, la fin de Parcoursup et le droit à un avenir digne.
En ce moment, les mots du camarade Victor Hugo résonnent plus que jamais : « Par l’union, vous vaincrez. Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles. »