Un an de combats européens, à la Bellevilloise, nous avons affirmé une autre voie pour l’Europe

Il y a un an, les électrices et les électeurs nous envoyaient au Parlement européen avec une
mission claire :

  • Défendre les droits sociaux et démocratiques.
  • Protéger notre environnement.
  • Refuser la course au moins disant.
  • Combattre l’extrême droite.
  • Construire une Europe qui protège les peuples plutôt que les puissances économiques.

À la Bellevilloise, où nous avons célébré cette première année de mandat avec la délégation de la France Insoumise, nous avons montré que cette mission est aujourd’hui plus nécessaire que jamais.

Nous avons d’abord affirmé une conviction simple. Une Europe qui laisse son autonomie se déliter n’a plus les moyens de garantir la dignité de sa population. 

L’agriculture est sacrifiée par les accords de libre échange qui livrent nos producteurs à la compétition mondiale sans la moindre protection.

L’industrie est démantelée par des décennies de dérégulation, de délocalisations et de cadeaux sans contrepartie aux multinationales.

Cette dépendance organisée est un choix politique. Ce n’est pas une fatalité.

Nous avons rappelé que la souveraineté alimentaire et industrielle est la condition d’une Europe durable, résiliente et capable de reprendre la main sur son avenir. Une Europe qui protège son travail, ses savoir-faire, ses territoires et celles et ceux qui y vivent.

Nous avons aussi dénoncé la construction d’une véritable guerre sociale au sein même de l’Union. Sous couvert d’innovation technologique ou de modernisation économique, les droits des travailleurs sont attaqués sur tous les fronts. La précarité est organisée, la surveillance étendue, les inégalités renforcées. Ce modèle ne profite qu’à celles et ceux qui spéculent sur le travail des autres. Pendant cette soirée, nous avons défendu une idée puissante. Une Europe juste est une Europe qui protège celles et ceux qui produisent la richesse, pas ceux qui la captent. Une Europe qui refuse la mise en concurrence généralisée et qui garantit à chacun un emploi digne, un salaire décent, des protections collectives solides.

J’ai rappelé un autre combat essentiel. Celui contre l’Europe forteresse. Depuis des années, la politique migratoire européenne ne cesse de glisser vers plus de murs, plus de barbelés, plus de surveillance, plus de morts. Ce choix n’est ni efficace ni humain. Il alimente la peur, nourrit l’extrême droite et renforce un système économique qui dépend d’une main d’œuvre surexploitée.

Nous avons affirmé une position claire. Défendre les droits des personnes migrantes, ce n’est pas un supplément d’âme. C’est défendre la démocratie elle-même. C’est refuser une Europe qui trahit ses valeurs fondamentales. C’est choisir la solidarité plutôt que la peur, le droit plutôt que la brutalité, l’humanité plutôt que la résignation.

Enfin, nous avons rappelé que les droits ne sont jamais acquis. Partout en Europe, les femmes, les personnes LGBTI, les minorités, les défenseurs du vivant, les militants antiracistes et les peuples soumis à la colonisation ou à l’occupation subissent des reculs
inquiétants. Les forces réactionnaires avancent et cherchent à redessiner nos sociétés selon leurs obsessions identitaires et patriarcales. Face à elles, nous avons affirmé notre volonté de construire une Europe où l’égalité des droits n’est pas un slogan mais un horizon commun. Une Europe féministe, antiraciste, écologiste, attachée au droit international et à la justice.

Cette soirée a été l’occasion de dire une vérité politique majeure. L’Europe vit un moment de bascule. Le libéralisme s’effondre sous son propre poids et laisse un champ immense à l’extrême droite qui prospère sur les renoncements, les injustices et les fractures sociales.

Dans ce paysage instable, une alternative existe. Elle est portée par les peuples qui refusent la résignation. Elle est portée par celles et ceux qui défendent la justice, le vivant, les droits humains et la démocratie. Elle est portée par notre délégation.

À la Bellevilloise, nous avons célébré un an d’action. Mais surtout, nous avons affirmé que notre combat ne fait que commencer. Nous continuerons à défendre une Europe du progrès humain. Une Europe qui protège plutôt qu’elle ne punit. Une Europe qui construit plutôt qu’elle ne détruit. Une Europe fidèle à celles et ceux qui y vivent. C’est cette voie que nous proposons. Et nous continuerons à la tracer avec détermination.