L’Europe est belle quand elle est pleinement solidaire !
Jeudi 16 avril, en plénière, le Parlement a rejeté l’amendement mis sur la table par le groupe des Verts / Ale en faveur des coronabonds. La délégation En Marche, notamment, à l’exception de Pascal Durand, s’est royalement abstenue… signe que les mots d’Emmanuel Macron ne sont qu’un leurre : en discours, s’il défend la solidarité européenne, dans les faits, il la nie. Les coronabonds – ou dettes mutualisées, sont des symboles de la solidarité que devrait déployer l’Union pour serrer les coudes collectivement et nourrir le lien entre les pays membres. Ces coronabonds peuvent en effet permettre un financement solidaire, mutualisé, une réponse ensemble aux coups portés à chacun par la crise du coronavirus… Les refuser, c’est saper les fondements de l’Europe. Les refuser, c’est piétiner la solidarité. Aussi, quid des aides financières apportées ? Je dis qu’il faut absolument qu’elles soient conditionnées de façon à s’assurer qu’elles viennent servir la lutte contre les causes réelles de cette crise sanitaire née de la crise écologique. Je dis que c’est le seul moyen d’éviter que d’autres drames surviennent. Je dis que l’on peut, et doit, exiger la remise en question immédiate de tout ce qui permet à une catastrophe telle que celle que nous vivons d’apparaître. A cet égard, il n’est pas pensable de valider un projet proposant une PAC toujours mortifère, il n’est pas pensable de valider un projet qui ne porte pas tous ses efforts sur la protection de la santé des êtres, sur l’air, sur l’eau, sur la biodiversité… Non. Ce n’est pas pensable. Last, but not least, je refuse de soutenir un texte qui offre sur un plateau un plan de tracking dénué de garde-fous, un arsenal de mesures liberticides. Voilà. Vendredi 17 avril, j’ai donc voté contre la proposition de résolution commune présentée sans les coronabonds : en l’état, elle renie la solidarité pourtant bien présente dans l’ADN européen. Comme je suis un battant, je continuerai de me battre et de dénoncer. Et j’espère, surtout, que les chefs d’état seront responsables et accepteront finalement la mutualisation des dettes lors de leur réunion clé du 23 avril.