L’impérieux besoin de solidarité…
Jeudi 9 avril, le soir, les 27 ministres des finances de l’Union Européenne ont conclu un accord économique, mais véritable solidarité européenne : sans coronabonds. Un accord en trompe-l’œil pour nous faire croire que nos dirigeants sont à la hauteur de la crise qui nous frappe. Nous ne sommes pas dupes.
Les coronabonds ? On pourrait les comparer aux mailles d’un vaste filet salvateur, filet partagé, filet qui pourrait permettre de mutualiser les dettes engendrées par les pays membres de la zone euro pour répondre aux problèmes déclenchés par la crise du coronavirus. Le groupe des Verts / ALE au Parlement européen appelait dès lundi 6 avril à une prise de conscience solidaire. Salutaire. Ce que j’ai dit : « Assez de tergiversations : il est temps de déclencher une solidarité économique sans commune mesure au niveau européen. Les égoïsmes de l’Allemagne et des Pays-Bas mettent en péril l’ensemble du projet européen, c’est irresponsable ! Veillons aussi à ce que les investissements à venir servent notre indispensable transition… »