En France, en Italie, en Europe, les citoyens·nes, les associations, les bénévoles sont scandalisés·es.par les traitements inhumains, les violences, la militarisation à outrance des frontières.
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Vous m’interpellez chaque jour à ce sujet.
Vous avez honte.
Moi aussi.
En France, à la frontière avec le Royaume-Uni, on laisse survivre dans des conditions indignes entre 500 et 800 personnes, en majorité des familles ; on harcèle et dépouille les exilés·es.
Ø En Italie, on condamne Mimmo Lucano, l’ancien maire de Riace qui a voué ses mandats à un accueil digne des exilés·es, à 13 ans et 2 mois de prison comme s’il était le pire des criminels : on cherche à museler la solidarité.
Ø Au Danemark, on confisque les biens des réfugiés·es à leur arrivée dans le pays, et on choisit d’offrir des barbelés à la Lituanie voisine pour sa clotûre « anti-migrants ».
Ø En Pologne, on déclare l’état d’urgence à la frontière pour mettre une chape de plomb sur un scandale humanitaire et humain, on laisse les femmes, les hommes, les enfants à l’abandon, sans nourriture, sans abri.
Ceux qui pensent flatter leur électorat ne font qu’attiser la haine.
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Mon intervention ce matin, jeudi 7 octobre 2021, au Parlement européen réuni en plénière, à Strasbourg.