Faire vivre ensemble une politique populaire, sociale et écologique. Construire collectivement une autre manière de faire de la politique et d’écrire l’avenir.
Bonne année 2026 à toutes et à tous,
C’est ce vœu simple, et sincère que je souhaite vous adresser en ce début d’année.
Un vœu d’énergie, de dignité et d’espoir.
Pourtant, à peine quelques jours après les célébrations, l’actualité nous rappelle avec brutalité que l’ordre international fondé sur le droit, la paix et la diplomatie est de nouveau piétiné.
Donald Trump entame cette nouvelle année par des actes d’une extrême gravité. Des
opérations militaires menées dans le mépris total du droit international, l’enlèvement d’un dirigeant étranger, et une fuite en avant guerrière qui menace directement la stabilité
mondiale. Ces actes s’inscrivent dans une continuité inquiétante. La Russie a violé le droit international en attaquant l’Ukraine. Israël mène aujourd’hui ce qui constitue le premier génocide du XXIe siècle. Et désormais, l’ogre américain poursuit cette escalade en frappant le Venezuela sous le voile de la nuit, tout en proférant des menaces ouvertes à l’encontre du Groenland. Un territoire qui n’a rien demandé, qui affronte ses propres défis et qui lutte pour son indépendance depuis bien trop longtemps pour se voir imposer aujourd’hui un nouveau pays maître cherchant à l’asservir.
Donald Trump ferait mieux de s’occuper de la situation intérieure de son propre pays. Une
milice idéologique y sème la violence, tue des citoyens américains innocents, enlève des
migrants, diffuse la haine et le mensonge, et piétine chaque jour un peu plus l’État de droit.
Face à cela, l’Europe ne peut rester spectatrice.
Nous avons su prendre des mesures face à l’agression russe. Nous devons aujourd’hui être à la hauteur de nos responsabilités face aux États-Unis lorsque leurs actes bafouent le droit
international et menacent la paix.
Cette nouvelle année doit également être celle d’un changement de cap profond pour les
politiques européennes et nationales.
Nous ne pouvons accepter la signature de l’accord MERCOSUR par la présidente de la
Commission européenne.
Nous ne pouvons continuer à être contraints par des règles financières et économiques qui
organisent la loi du marché, y compris celle des armes, au détriment des habitantes et des
habitants de l’Union européenne. Cette logique détruit nos territoires, fragilise nos agricultures, affaiblit nos droits sociaux et sacrifie l’intérêt général.
Nous ne pouvons plus repousser l’écriture d’un nouveau chapitre pour l’Europe. Celui d’une
Union européenne sociale, égalitaire, protectrice, au service des plus précaires et de la
jeunesse. Je ne me fais aucune illusion. Rien n’ira dans ce sens tant que des forces politiques repliées sur elles-mêmes continueront d’imposer des orientations soumises aux dogmes du marché et du capitalisme. Ces choix divisent, polluent, appauvrissent nos peuples et nourrissent le ressentiment. Ne nous trompons pas non plus sur le projet des extrêmes droites. Il est profondément similaire à celui des droites les plus radicales. Même projet économique, même vision sociale, simplement plus brutal, plus rapide, plus décomplexé lorsqu’il s’agit de désigner des boucs émissaires et de diffuser la haine.
L’année 2025 a été marquée par plusieurs combats politiques majeurs.
J’ai soutenu ma collègue députée européenne Ilaria Salis, militante antifasciste, victime
d’accusations mensongères et d’une offensive politique menée par le régime de Viktor Orbán en Hongrie. Le refus du Parlement européen de lever son immunité a constitué un signal fort face aux dérives autoritaires et à la criminalisation de l’engagement antifasciste en Europe.
J’ai également dénoncé l’accord conclu entre la France et la Grande-Bretagne sur la question migratoire, un accord inefficace et dangereux, fondé sur la répression et le renvoi des responsabilités, qui piétine le droit d’asile sans apporter de solutions humaines ni durables.
En France, j’ai dénoncé avec force les violences racistes, notamment à travers le cas de
Djamel, agressé en raison de son origine, rappelant que le racisme tue, blesse et fracture notre société, et qu’il exige une réponse politique ferme et sans ambiguïté.
J’ai également participé au meeting organisé à La Bellevilloise à l’occasion du premier anniversaire de l’élection de la délégation de l’Union populaire au Parlement européen, un
moment politique important pour réaffirmer notre engagement commun en faveur de la
justice sociale, de l’écologie et de la solidarité.
Ces combats, menés à différentes échelles, ont un sens commun. Refuser la haine, défendre la dignité humaine et faire vivre une Europe fidèle à ses principes démocratiques.
En 2026, je consacrerai une nouvelle fois toute mon énergie à vous aider à vous faire
entendre. À défendre ce en quoi nous croyons collectivement. Un projet de société respectueux des femmes et des hommes, de la biodiversité, de la diversité culturelle, et de tout ce qui nous rassemble face à l’obscurantisme. Dès le mois de mars, nous serons au rendez-vous en France à l’occasion des élections municipales. Puis, tout au long de l’année, nous défendrons l’Europe au Parlement face aux crises politiques, institutionnelles, diplomatiques, économiques et culturelles provoquées par un modèle libéral fondé sur l’individualisme et la concurrence généralisée. Nous continuerons à porter la conviction qu’un autre chemin est possible.
Pour conclure ce message de nouvelle année, je souhaite également partager avec vous un
projet qui me tient particulièrement à cœur et que nous lancerons avec mon équipe.
Parce que je suis convaincu que le partage des combats, l’explication des enjeux et la
pédagogie politique sont des leviers essentiels du changement, j’ouvrirai dès le mois de
février un rendez vous bi hebdomadaire sur ma chaîne YouTube. Un espace de décryptage et de vulgarisation des grands sujets européens et français, pour mieux comprendre ensemble les mécanismes à l’œuvre et les solutions possibles. Nous y aborderons notamment la question du 28e régime, ce projet dangereux par lequel certaines grandes entreprises cherchent à se soustraire aux obligations légales des États de droit pour créer un cadre fictif leur permettant d’imposer leur propre fiscalité et leur propre droit du travail.
Merci à chacune et chacun d’entre vous pour cette année 2025 passée ensemble dans les
combats, les mobilisations et les espoirs partagés.
Je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, une très belle année 2026 et une bonne santé.